“La discipline est mère du succès.” Ces mots attribués au poète tragique grec Eschyle dans “Les sept contre Thèbes” affirment haut et fort l’importance de la réussite et la façon d’y parvenir. La discipline se définit comme l’ensemble des règles de conduite communes aux membres d’un corps (la société) ou une collectivité. À un autre échelon, la discipline c’est une règle de conduite que l’on s’impose. Couplé avec la détermination, le respect de règle peut amener à connaître le succès.

Bien que le succès soit toujours relatif mais il y a certaines évidences. Point besoin de comparer, mais on peut voir qui dans sa vie récolte les fruits de son dur labeur ; quelle communauté de personnes qui avec les structures mises en place facilite la vie des gens; combien de pays connaissent qui se portent mieux qu’Haïti. Point besoin de faire la leçon à quiconque mais on ne peut plus continuer dans cette descente aux enfers.

L’indiscipline mortifère nous empêche de faire ce qui est simplement écrit dans nos lois pour bien diriger le pays. Elle nous paralyse face à l’idée d’embrasser la modernité. Cette indiscipline que nous n’héritons pas de nos ancêtres que nous venons de célébrer pour ce nouvel an nous pousse à risquer gros pour si peu, à laisser un peuple à l’abordage faute de planification sérieuse et à nous cacher derrière des prétextes pour attendre tout ou presque de l’étranger.

Qui des dirigeants, des élites ou même des secteurs organisés à la solution magique pour nous sortir de cette impasse ? Qui peut être à l’origine de du cri de rassemblement comme c’est presque toujours le cas dans l’histoire de l’humanité où un groupe de personnes sous l’instigation d’un ou des leaders décident de faire le grand revirement ?

Si c’est vrai l’auteur de cette citation est un poète tragique mais sa phrase parle de succès avec en filigrane espoir et optimisme. Ce dont nous avons besoin comme peuple. Car si nous cessons de croire en nous-même et de nous appliquer à trouver le succès pour réécrire notre avenir, personne ne le fera à notre place.

Dans le chaos, certains, même dans les cas les plus improbables, vont en profiter. Ici ou ailleurs. La crise du carburant a profité au marché noir. L’insécurité ne profite aux gang mais pas qu’aux vendangeurs de vie humaine. Le pays voisin en particulier mais bien d’autres encore de nos voisins aussi bénéficient de la crise quasi sans fin en Haïti pour trouver de nouveaux capitaux investis par nos compatriotes et de la main-d’œuvre servile.

Nous vous souhaitons lectrices et lecteurs de Juno7 une bonne année en usant de la discipline en tout pour connaître le succès qui va sans doute rejaillir sur la collectivité.

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